90 logements GAILLAC


  • Localisation : Commune de GAILLAC (81)
  • Maître d'ouvrage : TARN HABITAT (OPDHLM du TARN) – MAISONS CLAIRES – PIERRE PASSION
  • Surface : 8485 m² surface utile
  • Date de réalisation : 2000
  • Date de livraison : 2005-2006
  • Mission : de base Loi MOP + EXE
  • Opération : Construction de 72 logements sociaux (12 individuels, 60 collectifs) pour TARN HABITAT, + 5 logements individuels pour MAISONS CLAIRES + PC pour 13 logements PIERRE PASSION.

Parti architectural : Le programme du concours insistait sur le 'positionnement des bâtiments, notamment en ce qui concerne l'orientation, le traitement des vis à vis, et sur le soin à apporter au traitement des espaces extérieurs'.
Partageant entièrement ces préoccupations, il s'agissait pour nous d'offrir aux futurs résidants des logements ensoleillés, lumineux, ouverts sur l'extérieur, profitant de vues et d'espaces collectifs agréables, le tout dans un contexte urbain sans qualité particulière et sur un terrain en partie inondable...

Les logements collectifs:
Les 60 logements sont répartis en 10 plots sur une 'plaine' de jeu engazonnée, les stationnements des véhicules étant circonscrit dans la zone inondable.

Chaque plot en forme de U regroupe 6 logements, soit 2 logements par niveaux. Sur un fond traité en plaquettes de briques - pour limiter les dégradations lors des déménagements - un escalier donne accès aux 4 logements situés aux étages. On note que la coursive et l'escalier sont abrités par la large avancée de la toiture en tuiles qui couvrent le corps principal du bâtiment. Ainsi, plus que de logements collectifs proprement dit, il s'agit 'd'habitations individuelles superposées'. Cette conception optimise au mieux le rapport SHAB/SHON, les parties communes étant limitées au maximum, réduisant d'autant les coûts d'entretien courant.

Chaque logement bénéfice de trois façades au moins, profitant ainsi au mieux de l'orientation et des vues. Toutes les pièces principales (séjour – cuisine) sont orientées soit sud-sud est, soit sud-sud ouest et s'ouvrent sur une vaste terrasse.

Les techniques de construction sont simples et habituelles: murs en blocs avec enduit monocouche, portées limitées, modénature régulière des percements, répétitivité des blocs. Le dernier niveau emprunte au vocabulaire de 'l'attique': réduction visuelle de sa hauteur par rapport aux autres niveaux grâce à un jeu d'enduit de ton différent, ce à partir des appuis de fenêtres, toit débordant posé sur un poteau calé sur ce même niveau d'allège, reposant sur l'élément béton formant main courante de la terrasse supérieure, cet élément formant une corniche haute pour les parties inférieures... La diversité et l'identification des unités résultent d'un travail chromatique positif/négatif d'un bâtiment à l'autre, entre les fonds de terrasses et les plaques de façade, les parties inférieures et l'attique... Ces jeux d'ombres et de lumière créent le sentiment de façades "épaisses", de blocs simples sculptés dans leur masse.

Les logements individuels :
Rappelant les implantations traditionnelles des habitations et des fermes dans les villages ruraux, les logements sont disposés perpendiculairement à la voie. Ainsi, la façade sur rue est un pignon. Prolongé par un muret percé d'une porte, on accède au jardin puis à l'entrée de la maison située au centre de la façade principale.

Le volume de l'habitation est circonscrit par un toit monopente, incliné de façon traditionnelle vers le nord, ouvrant une façade double hauteur plein sud sur laquelle séjour et chambres prennent la lumière, le soleil, la chaleur. Cette disposition, outre qu'elle limite les effets de masque sur les maisons suivantes, est particulièrement favorable sur le plan des échanges thermiques.

Orientation et compacité sont les clés de base d'une conception biclimatique...

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